Coup de Coeur
Bon anniversaire , Maman !!
par Shunkawakan le 14 mar., 2010, dans Coup de Coeur
Hum….
J’avoue, je connais vraiment ta date d’anniversaire depuis très peu de temps…
Une dizaine d’années… Hum… Sur 45 ans, ça fait peu…
Mea culpa !! Mea maxima culpa ![]()
Donc en ce 14 mars… Bon anniversaire, Maman !!!
Et hop, un petit clip pour ce jour…
Et comme…
Il parait que tu aimes les chats…
Alors…
R.I.P. Jean FERRAT
par Shunkawakan le 13 mar., 2010, dans Coup de Coeur, Folk Music, France
Aujourd’hui, à 79 ans , Jean Ferrat vient de nous a quitter…
Souvenons nous…
A Man called horse
par Shunkawakan le 13 mar., 2010, dans Coup de Coeur, USA, Western
Amazing Grace
par Shunkawakan le 13 mar., 2010, dans Autres......, Coup de Coeur, USA
Amazing Grace est l’un des chants protestants les plus connus en Grande-Bretagne, en Irlande et aux États-Unis. Les paroles furent écrites par John Newton, probablement en 1760 ou 1761, et publiées par J. Newton et William Cowper en 1779, dans la collection des Olney Hymns.
John Newton (1725–1807) était le capitaine d’un navire négrier. Le 10 mai 1748, sur le chemin du retour, au cours d’une tempête, son bateau risque de couler. Il se met à prier, pour demander à Dieu de le sauver. Il survécut et devint pasteur et renonça au trafic d’esclaves, au point de devenir militant de la cause abolitionniste.
Amazing grace, how sweet the sound,
That saved a wretch like me;
I once was lost but now I am found,
I was blind, but now, I see.‘Twas grace that taught my heart to fear,
And grace, my fears relieved.
How precious did that grace appear
The hour I first believed.Through many dangers, toils and snares
I have already come.
Twas grace that brought me safe thus far,
And grace will lead us home.The earth shall soon dissolve like snow,
The sun forbear to shine;
But God, Who called me here below,
Will be forever mine.When we’ve been there ten thousand years
Bright shining as the sun,
We’ve no less days to sing God’s praise
Then when we’d first begun.
Amazing grace! Comme est doux le son.
Qui sauva un misérable comme moi.
J’étais perdu, mais maintenant, je ne le suis plus.
J’étais aveugle, mais maintenant, je vois.
C’était la grâce qui enseigna à mon cœur la peur,
Et la grâce qui soulagea mes peurs.
Combien précieuse cette grâce apparut,
Les heures où j’ai cru pour la première fois.
À travers plusieurs dangers, filets et pièges,
J’ai déjà failli.
Cette grâce m’apporta en sécurité si loin,
Et la grâce me mènera à la maison.
Nous sommes ici depuis 10 000 ans,
Rayonnant dans un éclat comme le soleil.
Nous n’avons pas moins de jours à chanter les louanges de Dieu,
Que lorsqu’on commença pour la première fois.
Je ne suis pas religieux, mais ce chant remue les tripes….
A mon office funéraire, je le veux !!
Lisette – Jument du Général Marbot 2
par Shunkawakan le 08 mar., 2010, dans Autres équitations, Coup de Coeur
Extrait 2 :
Résumé de l’épisode précédent
endant la bataille d’Eylau, le général de Marbot, après avoir réussi à rallier le 14e de Ligne en perdition sur une colline, se prépare à ramener l’aigle impériale du 14e afin d’éviter que celle-ci tombe aux mains de l’ennemi. A cet instant, un boulet de canon fauche son tricorne et le commotionne gravement sans pourtant le désarçonner
« Cependant, la colonne d’infanterie russe que nous venions d’apercevoir abordait le monticule; c’étaient des grenadiers, dont les bonnets garnis de métal avaient la forme de mitres. Ces hommes, gorgés d’eau-de-vie, et en nombre infiniment supérieur, se jetèrent avec furie sur les faibles débris de l’infortuné 14ème, dont les soldats ne vivaient, depuis quelques jours, que de pommes de terre et de neige fondue; encore, ce jour-là, n’avaient-ils pas eu le temps de préparer ce misérable repas !… Néanmoins nos braves Français se défendirent vaillamment avec leurs baïonnettes, et lorsque le carré eut été enfonce, ils se regroupèrent en plusieurs pelotons et soutinrent fort longtemps ce combat disproportionné.
Durant cette affreuse mêlée, plusieur
s des nôtres, afin de n’être pas frappés par-derrière, s’adossèrent aux flancs de ma jument, qui, contrairement à ses habitudes, restait fort impassible. Si j’eusse pu remuer, je l’aurais portée en avant pour l’éloigner de ce champ de carnage; mais il m’était absolument impossible de serrer les jambes pour faire comprendre ma volonté à ma monture !… Ma position était d’autant plus affreuse que, ainsi que je l’ai déjà dit, j’avais conservé la faculté de voir et de penser… Non seulement on se battait autour de moi, ce qui m’exposait aux coups de baïonnette, mais un officier russe, à la figure atroce, faisait de constants efforts pour me percer de son épée, et comme la foule des combattants l’empêchait de me joindre, il me désignait du geste aux soldats qui l’environnaient et qui, me prenant pour le chef des Français, parce que j’étais seul à cheval, tiraient sur moi par-dessus la tête de leurs camarades, de sorte que de très nombreuses balles sifflaient constamment à mes oreilles. L’une d’elles m’eût certainement ôté le peu de vie qui me restait, lorsqu’un incident terrible vint m’éloigner de cette affreuse mêlée.
Parmi les Français qui s’étaient adossés au flanc gauche de ma jument, se trouvait un fourrier que je connaissais pour l’avoir vu souvent chez le maréchal, dont il copiait les états de situation. Cet homme, attaqué et blessé par plusieurs grenadiers ennemis, tomba sous le ventre de Lisette et saisissait ma jambe pour tâcher de se relever, lorsqu’un grenadier russe, dont l’ivresse rendait les pas forts incertains, ayant voulu l’achever en lui perçant la poitrine, perdit l’équilibre, et la pointe de sa baïonnette mal dirigée vint s’égarer dans mon manteau gonflé par le vent. Le Russe, voyant que je ne tombais pas, laissa le fourrier pour me porter une infinité de coups d’abord inutiles, mais dont l’un, m’atteignant enfin, traversa mon bras gauche, dont je sentis avec un plaisir affreux couler le sang tout chaud… Le grenadier russe, redoublant de fureur, me portait encore un coup, lorsque la force qu’il y mit le faisant trébucher, sa baïonnette s’enfonça dans la cuisse de ma jument, qui, rendue par la douleur à ses instincts féroces, se précipita sur le Russe et d’une seule bouchée lui arracha avec ses dents le nez, les lèvres, les paupières, ainsi que toute la peau du visage, et en fit une tête de mort vivante et toute rouge !… C’était horrible à voir ! Puis, se jetant avec furie au milieu des combattants, Lisette, ruant et mordant, renverse tout ce qu’elle rencontre sur son passage !… L’officier ennemi, qui avait si souvent essayé de me frapper, ayant voulu l’arrêter par la bride, elle le saisit par le ventre, et l’enlevant avec facilité, elle l’emporta hors de la mêlée, au bas du monticule, où, après lui avoir arraché les entrailles à coups de dents et broyé le corps sous ses pieds, elle le laissa mourant sur la neige!… Reprenant ensuite le chemin par lequel elle était venue, elle se dirigea au triple galop vers le cimetière d’Eylau. Grâce à la selle à la housarde dans laquelle j’étais assis, je me maintins à cheval, mais un nouveau danger m’attendait.
La neige venait de recommencer à tomber, et de gros flocons obscurcissaient le jour, lorsque, arrivés près d’Eylau, je me trouvai en face d’un bataillon de la vieille garde qui, ne pouvant distinguer au loin, me prit pour un officier ennemi conduisant une charge de cavalerie. Aussitôt le bataillon entier fit feu sur moi… Mon manteau et ma selle furent criblés de balles, mais je ne fus point blessé, non plus que ma jument, qui, continuant sa course rapide, traversa les trois rangs du bataillon avec la même facilité qu’une couleuvre traverse une haie… Mais ce dernier élan ayant épuisé les forces de Lisette, qui perdait beaucoup de sang, car une des grosses veines de sa cuisse avait été coupée, cette pauvre bête s’affaissa tout à coup et tomba d’un côté en me faisant rouler de l’autre ! »
